Les rêveries du promeneur solitaire

Du livre de Jean-Jacques Rousseau, cette série de photographies n’a que le titre.  Et surement le fait que, tel Rousseau passionné de botanique qui récoltait des plantes et constituait son herbier au cours de longues promenades méditatives,  le photographe a glané les images de cette série, au cours de promenades ou de voyages.

Entre ville et campagne, dans des lieux éloignés de plusieurs centaines de kilomètres parfois, et à plusieurs années de distances souvent, ces instantanés ont été capturés au hasard de ses émotions, de ses étonnements, de ses rêves et envies.

Une autre promenade, immobile celle-là,  s’est offerte à lui, lors de la sélection les images et en les classant dans le bon ordre pour constituer la  série. Ce voyage a été le plus long, mais d’autres émotions, d’autres rêves poétiques et d’autres envies d’évasion en sont nés. Il ne s’agit pas d’un reportage sur les promenades effectuées mais d’une invitation à rêver.

Puisque tout est question de lumière et d’ombre, de lignes directrices ou pas, de flou et de net, tout regard, toute vision est soumise à tout ça. Le photographe doit cultiver son regard. Mais quelqu’un à côté qui regarde dans la même direction, ne vois pas forcément la même chose, ou le perçoit autrement.

Il faut souhaiter au spectateur une bonne une promenade, en passant d’image en image, de diptyque en diptyque. Comme Rousseau dont les “méditations se finissaient souvent en rêveries et qui laissait son âme errer et planer dans l’univers sur les ailes de l’imagination.”